Fichtre.
Ces derniers temps, mon blog s'est vu plus photographique que textuel; on ne m'a rien reproché, mais je vais quand même essayer d'inverser la tendance. Allez hop: makepost -v >> blog
En fait, si, on me l'a un peu reproché; mais pas dans ce sens. Il y a quelques jours, j'ai reçu un coup de fil d'un manceau, quoi qu'un peu basané pour un manceau, qui me faisait remarquer avec impertinence la récente oisiveté de ma frénésie blogoïde, notamment concernant la facette picturale de celle-ci. Il voulait voir un peu plus de photographies; il attendra quelques jours: aujourd'hui, c'est textuel.
Et puis, après tout, le texte, ça fait vendre.
Alors voilà: petite anecdote du jour. L'autre jour, peu importe lequel, je rentre du boulot (he ho). Après une trentaine de minutes de marche (oui, généralement, je préfère marcher que prendre le bus; ça fait faire de l'exercice et des économies, et c'est bon pour la fermeté de mes petites fesses et le tonus de mes mollets durs); après une trentaine de minutes de marche (désolé de faire appartés parenthèsées un peu partout, je sais que c'est dur à suivre, mais ça fait travailler la cervelle du lecteur); après une trentaine de minutes de marche (c'est chiant, hein ?), j'arrive enfin au pied de mon immeuble. Pénétrant dans le hall, je me dirige d'un pas ferme vers l'ascenceur qui m'attendait poliment au rez-de chaussée. J'entre dans celui-ci, en referme la porte, et, levant la main avec assurance vers le panneau de contrôle, je bande les muscles de mon index et dirige l'extrêmité de celui-ci vers le bouton-poussoir numéroté '7'. En effet, j'habite au sixième étage.
Je devine chez mon lecteur la molle déconcertation de l'incompréhension mêlée à l'innatention de celui qui s'en fout un peu: j'habite au sixième, pourquoi alors choisir le septième étage ? Tout simplement parce que, en Bulgarie, le rez-de-chaussée, c'est l'étage '1'; comme aux Etats Unis d'Amérique du Nord, tout pareil. Donc, si j'habite au sixième étage, j'appuie sur le bouton '7'; je reconnais que c'est un peu difficile à assimiler, mais en y réfléchissant un peu, vous devrier arriver à la même conclusion que moi, j'en suis sûr.
Le '7', donc. C'est là qu'il faut appuyer. Avec fermeté, élégance, et mon doigt, j'appuie donc sur le '7'.
Tiens donc ? Il ne se passe rien. Aucun signe d'une quelconque translation verticale de la cabine ne fait écho à celle, horizontale, de mon index vers le sus-dit bouton. Alors, de deux choses l'une: ou bien l'ascenceur fait le mort, ou bien il est encore en panne (ce qui revient grosso-modo au même). Qu'à celà ne tienne, ce ne sera pas la première fois que je m'enfilerai les escaliers.
Je prends les escaliers, et rentre chez moi. Je me débarasse de mon sac, et soudain ("soudain" ?), je décide de repartir aussi sec (il ne pleuvait pas) afin de faire quelques courses. Je reprends donc les escaliers dans l'autre sens, fais mes courses, et revient à l'immeuble.
Là, sur le palier, un individu attendait l'ascenceur. Il marchait, donc. L'ascenceur, je veux dire. Peu enclin à partager l'exiguïté de la cabine avec cet inconnu, je décide à nouveau de prendre les escaliers, et ignore l'énergumène et son ascenceur.
Je m'enfile les six étages avec la souplesse d'un bouquetin des Pyrénnées, sautant les marches deux par deux, mes provisions sur le dos, avec dans l'idée que j'arriverai à destination avant le bougre. Et, en effet, alors que j'insére ma clé dans la serrure de la porte, j'entends s'ouvrir dans mon dos la porte de l'ascenceur, et en sortir son occupant. Il se rendait donc au même étage que moi. Tout content d'avoir fait mon "Dewaere", je passe le pas de ma porte, en essayant de contenir mon hilarité vis-à-vis de la situation.
Au fait, pourquoi "Dewaere" ? Ceux qui ont vu "Adieu poulet" auront compris, les autres savent ce qu'ils leur reste à faire.
Au fait encore, pourquoi "Les piles" ? Quel est le rapport entre le titre de ce post et son contenu ? Et bien, chers lecteurs, pour vous remercier de votre assiduité et votre fidelité, je vous donne la réponse: "Les piles", c'est un étonnant exercice de style du regretté Pierre Desproges, au cours duquel il narre de façon fort détaillée une histoire sans intérêt aucun. Un peu comme ce post. D'où, le clin d'oeil. Clic.
Quant à savoir si un clin d'oeil fait "clic", je vous laisse méditer là-dessus, pour peu que l'envie vous en prenne (vous faites ce que vous voulez, après tout).
Tiens, puisqu'on parle d'ascenceur, l'autre jour, peu importe lequel mais un autre quand même, vous ne me croirez peut-être pas, mais dans la cage d'escalier, je ne sais pas pourquoi, ça sentait le Ricard. A la vérité, cela ne m'a pas vraiment rendu plus nostalgique de ma France que je ne l'était avant.
Ah oui, je ne vous avais pas dit: on trouve du Ricard, ici. C'est sûrement le même que chez vous, mais j'ai pas testé.
Ces derniers temps, mon blog s'est vu plus photographique que textuel; on ne m'a rien reproché, mais je vais quand même essayer d'inverser la tendance. Allez hop: makepost -v >> blog
En fait, si, on me l'a un peu reproché; mais pas dans ce sens. Il y a quelques jours, j'ai reçu un coup de fil d'un manceau, quoi qu'un peu basané pour un manceau, qui me faisait remarquer avec impertinence la récente oisiveté de ma frénésie blogoïde, notamment concernant la facette picturale de celle-ci. Il voulait voir un peu plus de photographies; il attendra quelques jours: aujourd'hui, c'est textuel.
Et puis, après tout, le texte, ça fait vendre.
Alors voilà: petite anecdote du jour. L'autre jour, peu importe lequel, je rentre du boulot (he ho). Après une trentaine de minutes de marche (oui, généralement, je préfère marcher que prendre le bus; ça fait faire de l'exercice et des économies, et c'est bon pour la fermeté de mes petites fesses et le tonus de mes mollets durs); après une trentaine de minutes de marche (désolé de faire appartés parenthèsées un peu partout, je sais que c'est dur à suivre, mais ça fait travailler la cervelle du lecteur); après une trentaine de minutes de marche (c'est chiant, hein ?), j'arrive enfin au pied de mon immeuble. Pénétrant dans le hall, je me dirige d'un pas ferme vers l'ascenceur qui m'attendait poliment au rez-de chaussée. J'entre dans celui-ci, en referme la porte, et, levant la main avec assurance vers le panneau de contrôle, je bande les muscles de mon index et dirige l'extrêmité de celui-ci vers le bouton-poussoir numéroté '7'. En effet, j'habite au sixième étage.
Je devine chez mon lecteur la molle déconcertation de l'incompréhension mêlée à l'innatention de celui qui s'en fout un peu: j'habite au sixième, pourquoi alors choisir le septième étage ? Tout simplement parce que, en Bulgarie, le rez-de-chaussée, c'est l'étage '1'; comme aux Etats Unis d'Amérique du Nord, tout pareil. Donc, si j'habite au sixième étage, j'appuie sur le bouton '7'; je reconnais que c'est un peu difficile à assimiler, mais en y réfléchissant un peu, vous devrier arriver à la même conclusion que moi, j'en suis sûr.
Le '7', donc. C'est là qu'il faut appuyer. Avec fermeté, élégance, et mon doigt, j'appuie donc sur le '7'.
Tiens donc ? Il ne se passe rien. Aucun signe d'une quelconque translation verticale de la cabine ne fait écho à celle, horizontale, de mon index vers le sus-dit bouton. Alors, de deux choses l'une: ou bien l'ascenceur fait le mort, ou bien il est encore en panne (ce qui revient grosso-modo au même). Qu'à celà ne tienne, ce ne sera pas la première fois que je m'enfilerai les escaliers.
Je prends les escaliers, et rentre chez moi. Je me débarasse de mon sac, et soudain ("soudain" ?), je décide de repartir aussi sec (il ne pleuvait pas) afin de faire quelques courses. Je reprends donc les escaliers dans l'autre sens, fais mes courses, et revient à l'immeuble.
Là, sur le palier, un individu attendait l'ascenceur. Il marchait, donc. L'ascenceur, je veux dire. Peu enclin à partager l'exiguïté de la cabine avec cet inconnu, je décide à nouveau de prendre les escaliers, et ignore l'énergumène et son ascenceur.
Je m'enfile les six étages avec la souplesse d'un bouquetin des Pyrénnées, sautant les marches deux par deux, mes provisions sur le dos, avec dans l'idée que j'arriverai à destination avant le bougre. Et, en effet, alors que j'insére ma clé dans la serrure de la porte, j'entends s'ouvrir dans mon dos la porte de l'ascenceur, et en sortir son occupant. Il se rendait donc au même étage que moi. Tout content d'avoir fait mon "Dewaere", je passe le pas de ma porte, en essayant de contenir mon hilarité vis-à-vis de la situation.
Au fait, pourquoi "Dewaere" ? Ceux qui ont vu "Adieu poulet" auront compris, les autres savent ce qu'ils leur reste à faire.
Au fait encore, pourquoi "Les piles" ? Quel est le rapport entre le titre de ce post et son contenu ? Et bien, chers lecteurs, pour vous remercier de votre assiduité et votre fidelité, je vous donne la réponse: "Les piles", c'est un étonnant exercice de style du regretté Pierre Desproges, au cours duquel il narre de façon fort détaillée une histoire sans intérêt aucun. Un peu comme ce post. D'où, le clin d'oeil. Clic.
Quant à savoir si un clin d'oeil fait "clic", je vous laisse méditer là-dessus, pour peu que l'envie vous en prenne (vous faites ce que vous voulez, après tout).
Tiens, puisqu'on parle d'ascenceur, l'autre jour, peu importe lequel mais un autre quand même, vous ne me croirez peut-être pas, mais dans la cage d'escalier, je ne sais pas pourquoi, ça sentait le Ricard. A la vérité, cela ne m'a pas vraiment rendu plus nostalgique de ma France que je ne l'était avant.
Ah oui, je ne vous avais pas dit: on trouve du Ricard, ici. C'est sûrement le même que chez vous, mais j'ai pas testé.
1 commentaire:
J'attendais, naïvement peut-être, le lien étant aisé, un doublé de référence desprogienne à la lecture du passage où le héros escaliériste évite l'utilisation conjointe de l'ascenceur avec un individu fainéant du côté de l'ensemble fessiers-mollets, mais non, rien : est-ce une omission destinée à éviter la redondance ? Peut-le saurai-je un jour...
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