15 juin 2006

Outside in


(Olympus XA3 sur Konica VX400)

14 juin 2006

Inside out


(Olympus XA3 sur Konica VX400)

13 juin 2006

Underneath


(Olympus XA3 sur Konica VX400)

12 juin 2006

Amongst


(Olympus XA3 sur Konica VX400)

02 mai 2006

Josef Koudelka

De nationalité française, Josef Koudelka est né en Tchécoslovaquie en 1938. Il s'initie à la photographie dès l'âge de 14 ans, et délaissera plus tard ses études d'ingénieur en aéronautique pour se consacrer entièrement à cet art, avec lequel il témoignera notamment de la vie des gitans de son pays, et plus tard, en 1968, de l'invasion de Prague par les troupes du Pacte de Varsovie, témoignage pour lequel il recevra le prix Robert Capa. Koudelka deviendra membre de l'association Magnum en 1971.




















Ces images sont (c) Magnum Photos (magnumphotos.com).

14 avril 2006

Bienvenue à Cageot City

Eh, oh, je poste si je veux.

D'abord parce que c'est encore moi qui décide, ensuite parce que j'ai pas toujours que ça à faire. Alors prout.

Pardonnez l'insolence capricieuse du jeune chien fou que je suis, mais il m'arrive d'être un peu secoué des cervicales, et j'ai parfois le verbe qui frétille.

M'enfin. Tout ça pour pour en arriver là: le concours de cageots sur roues. Je m'explique.

Il y a quelques jours de cela, dans un blog "far, far away", un Gnome sournois, l'objectif taquin et le commentaire tenace, entreprit de dévoiler aux yeux des cyber-badauds une amère critique du fordisme à outrance et des lourdes retombées qu'endure chaque jour notre bien-aimée Mère Nature. Ça c'est passé ici.

Jusque là, c'est pas clair. J'y viens.

Quelque peu ému par le culot du cuistre qui, terré derrière les remparts de la cité Plantagenêt, me jetait au visage ce témoignage photographique d'une société que la cupidité étouffe, cette délation picturale d'un interminable avilissement, cette brutale exhibition d'une détresse automobile, je m'empressai alors de répondre à l'effronté, et lui dit à peu près en ces termes: "Ventre-Saint-Gris!, que signifie donc cet impertinent étalage de tant de bassesse humaine ? Aurais-tu donc perdu la raison ? Alors sache, jeune polisson, que tu n'es point prophète en la matière: j'ai en effet, de par chez moi, quelques spécimens de décadence motorisée qui pourraient fort bien te faire pâlir de jalousie, s'il me prenait l'envie de t'en faire voir la couleur !"

C'est toujours pas clair. C'est pas grave.

L'énergumène n'en fut pas pour autant intimidé. Secondé par un proche camarade, qui, il faut bien l'avouer, égale le premier aussi bien par l'insolence que par la capillarité, il me répondit: "Même pas cap'!"

Et c'est ainsi que de cet affront naquit l'idée d'un concours de cageots sur roues. A qui photographiera la pire des automobiles. Il arrive qu'on jette des idées en l'air sans vraiment se soucier d'où elles retombent, et l'histoire aurait pu s'arrêter là.

Mais non. Voilà qu'il remit ça. Sans prévenir, en plus. Il attaqua en traître, il riposta quand je lui tournai le dos, comme un serpent qui aurait feint le sommeil, comme un vieillard qui aurait caché un sabre dans sa canne, comme un hallebardier qui aurait dissimulé sa pique sous un écrin de velours (pique, sous.. Picsou.. j'avais envie de faire un jeu de mots..). Voilà donc que le malin réitéra son affront d'une seconde photographie, quelques jours plus tard. Ça c'est passé .

C'est qu'il me narguait, le coquin. Mais je ne restai pas de bois. Il a bien ri, rivé sur son impertinence comme une palourde sur son rocher, mais j'en fis fi, car je ne suis pas ce genre d'homme qui loue l'outrecuidance de son prochain (Riri, Fifi, Loulou dans une même phrase.. c'est plus des jeux de mots, c'est Disney Parade..). Et me voilà en effet, armé de quelques spécimens photographiques, qui étoufferont probablement les railleries du rustre pour quelques moments au moins. Ce scélérat peut oublier sa gloire (les Rapetous, maintenant.. faut que j'arrête l'abonnement à Mickey Magazine..).

Commençons donc par un premier exemple: rouille et pneu à plat.


Trois petits oursons. Le quatrième se cache de honte.


David et Goliath, sur le même parking:



Trois bêtes de concours:




Une brebis égarée:


Et un "hors-sujet":


Je marque un point. La balle est dans le camp des petits félons de Normandie.

31 mars 2006

Le cirque Montecarlo, qu'il s'appelle.

Hier, il m'est arrivé un truc fou.

En fait, pas vraiment. Surprenant, au mieux. Mais quand même, ça vaut le coup d'être raconté.

Hier, en rentrant du boulot, alors que je commençais à bien avoir les crocs, je constate que mes rations de nourriture se font rares, et qu'elles ne me suffiront pas pour la soirée. "Fichtre !", m'exclame-je (je ne sais pas si ça se dit, "m'exclame-je", en tout cas ça se dit difficilement), "Fichtre, donc, il me faut acquérir de quoi me sustenter." Qu'à cela ne tienne, je remets la veste et me dirige vers la petite boutique du quartier.

Arrivé là, je constate que les stocks de ladite boutique ne pourront combler ma requête. "Palsembleu !", dis-je (ça sonne bien aussi, "dis-je"), "je me dois de trouver quelque autre échoppe." Je reprends donc la route et traîne mes converses un peu plus loin, vers le mini-marché de Business Park (un centre pas loin de chez moi, où se massent de nombreuses entreprises et des magasins en tout genre). J'ai les dents qui poussent.

Je rentre dans le mini-marché, et, vers le fond du magasin, une paire d'yeux d'un bleu clair à rendre jaloux le plus beau des ciels d'été m'interpelle. Je m'arrête et écoute ce que sa propriétaire a à me dire. Elle m'explique quelques choses, j'en comprends le tiers, mais le principal. Elle me tend un prospectus, je l'accepte, mais, en constatant qu'il me sera difficile de décrypter le sens de celui-ci, finis par lui avouer ne pas parler sa langue. Probablement parce que la souriante bougresse ne parle que peu la langue de William Blake, elle se tourne alors vers sa collègue.

Tout aussi souriante, celle-ci commence à m'expliquer, en anglais, la raison de leur présence dans ce magasin: il s'agit de me faire goûter, à moi, client, une toute nouvelle bière qui vient d'arriver dans le pays: la Leffe.

Eh oui. La Leffe, bière belge bien connue de mes compatriotes, vient d'arriver dans le pays. Ici, on la prononce "Lèffé".

On discute un peu; je leur affirme avoir déjà trempé mes lèvres dans ce breuvage. Mais ça ne m'a pas empêché de recommencer. Eh bin, et ça n'a rien d'étonnant, ça a le même goût que la Leffe qu'on peut boire par chez nous. Si je m'en souviens encore.

Mais apprenez plutôt quelque chose: en Bulgarie, une des bières les plus célèbres est la Zagorka, nommée ainsi car originaire de la ville de Stara Zagora (bulgarianbeer.com). Je ne suis pas sûr que la Leffe, avec son prix élevé, parvienne à détrôner les produits locaux. Sait-on jamais.

"J'ai les crocs - Kronenbourg - Bourre la gueule - Gueule de bois - Boire un peu - Petit verre - Verre de trop - Trop murgé - J'ai les crocs.."
(Winnie la Merde)

Tiens, au passage, ça n'a rien à voir, mais en face de nos bureaux s'installe un cirque; ça pourrait être rigolo.

Sait-on jamais.